La nuit, le corps de votre chien ne fait pas de pause sur la mécanique interne. Quand il dort, ses muscles, y compris ceux responsables de garder la vessie bien fermée, se relâchent. Cette détente musculaire n’a rien d’anormal : elle accompagne la phase de récupération où l’organisme répare, recharge et optimise la circulation sanguine. Les chiens âgés ou fragilisés par des soucis de santé montrent souvent une relaxation plus marquée. Résultat : des fuites urinaires peuvent apparaître. Pour ces compagnons, il faut redoubler de vigilance, car ce relâchement n’est pas toujours sans conséquence. Savoir ce qui se joue durant le sommeil permet d’agir et d’améliorer la qualité de vie de l’animal.
Comprendre le rôle du sphincter chez le chien
Le sphincter urétral s’apparente à un gardien posté à la sortie de la vessie. C’est lui qui retient l’urine jusqu’à ce que le chien décide de se soulager. Mais la nuit, ou durant une sieste profonde, ce muscle se relâche. Cela suffit parfois à déclencher des petites pertes, surtout si l’animal vieillit ou souffre d’une affection médicale.
Les hormones et le tonus musculaire
Le maintien du tonus du sphincter urétral dépend en grande partie des hormones. Chez les femelles, ce sont les œstrogènes; chez les mâles, les testostérones. Une chute de ces hormones, fréquente avec l’âge, fragilise le muscle et augmente le risque de fuites pendant le repos.
Relations entre organes et hormones
Voici comment s’articulent les interactions entre organes et hormones :
- Le sphincter urétral intervient pour maintenir la vessie fermée.
- La présence d’hormones garantit la force du sphincter urétral.
- Parmi les hormones, on distingue notamment les œstrogènes et les testostérones.
Éviter les complications
L’incontinence urinaire ne doit jamais être prise à la légère. Parfois, elle signale un problème plus grave : calculs urinaires, maladie rénale, voire autre pathologie sous-jacente. Consulter un vétérinaire permet de poser un diagnostic fiable et d’engager rapidement un traitement adapté.
Les mécanismes du sommeil chez le chien
Comme nous, les chiens traversent différentes phases en dormant : sommeil léger, profond, puis paradoxal. Chacune influe sur le relâchement musculaire. C’est pendant le sommeil paradoxal, phase des rêves animés et des mouvements oculaires rapides, que le relâchement devient maximal. Le sphincter urétral s’assouplit alors, ce qui peut provoquer des fuites, surtout chez les chiens fragilisés.
Les phases du sommeil
Les différents temps du sommeil canin expliquent la survenue des fuites :
- Sommeil léger : le chien reste réactif à son environnement.
- Sommeil profond : période de récupération physique où la détente musculaire s’installe.
- Sommeil paradoxal : moment des rêves, accompagné d’un relâchement musculaire global.
L’impact de l’âge et des pathologies
Avec l’avancée en âge, le risque d’incontinence augmente nettement. Des troubles médicaux comme la maladie rénale, les calculs urinaires ou une hernie discale viennent parfois compliquer la donne. Même les chiots peuvent être concernés : leur système de contrôle n’est pas encore totalement opérationnel, ce qui explique des accidents durant leur sommeil.
Les races à risque
La prédisposition raciale n’est pas une légende : certaines races sont connues pour être plus sujettes à l’incontinence urinaire. Citons notamment :
- Dobermann
- Bobtail
- Rottweiler
- Braque de Weimar
- Springer Spaniel
- Setter Irlandais
Pour ces chiens, une surveillance accrue permet de réagir rapidement dès les premiers signes d’incontinence.
Pourquoi le sphincter peut-il rester ouvert pendant le sommeil ?
Le relâchement du sphincter urétral durant la nuit n’a rien de mystérieux. Plusieurs facteurs entrent en jeu : physiologie, âge, santé hormonale ou encore maladies sous-jacentes.
Le rôle des hormones
La baisse des œstrogènes chez la femelle ou des testostérones chez le mâle entraîne un affaiblissement du sphincter. C’est souvent ce qui explique les incontinences chez les chiens vieillissants. Une fois ce seuil hormonal franchi, le muscle ne tient plus aussi efficacement.
Les pathologies sous-jacentes
Des maladies comme l’insuffisance rénale, la présence de calculs urinaires ou une hernie discale peuvent perturber le bon fonctionnement des muscles qui gèrent la vessie. Ces troubles médicaux compliquent la capacité du chien à retenir son urine, surtout lorsqu’il dort.
Les facteurs de risque
Le risque d’incontinence varie selon la race. Les chiens comme le Dobermann, le Bobtail, le Rottweiler, le Braque de Weimar, le Springer Spaniel ou le Setter Irlandais sont particulièrement concernés. Une attention régulière s’impose pour ces profils.
Face à un sphincter urétral qui ne joue plus son rôle la nuit, mieux vaut agir sans tarder. L’intervention d’un vétérinaire aidera à identifier la cause et à mettre en place la solution la plus adaptée.
Comment aider son chien en cas de problème de sphincter
Les premiers signes à surveiller
Repérer des traces d’urine sur le couchage ou au réveil, voilà un signal d’alerte. Ces indices laissent supposer un souci de sphincter urétral. La première démarche : consulter un vétérinaire qui saura poser un diagnostic précis.
Les traitements disponibles
Plusieurs solutions existent pour prendre en charge l’incontinence urinaire chez le chien. Selon la situation, le vétérinaire peut proposer :
- Médicaments hormonaux : Pour restaurer le tonus du sphincter, on utilise des œstrogènes chez la femelle ou des testostérones chez le mâle.
- Chirurgie : En dernier recours, une intervention peut corriger une anomalie structurelle ou un dysfonctionnement musculaire.
- Thérapies comportementales : Des exercices spécifiques renforcent la capacité du chien à retenir son urine.
Les races à risque
Les chiens de certaines races restent davantage exposés au risque d’incontinence. On retrouve régulièrement :
- Dobermann
- Bobtail
- Rottweiler
- Braque de Weimar
- Springer Spaniel
- Setter Irlandais
Les conseils pour les propriétaires
Un environnement propre limite les infections secondaires. Prévoir des protections sur le couchage ou les canapés évite bien des désagréments. Respecter les prescriptions du vétérinaire, tant pour les médicaments que pour les exercices, garantit une meilleure prise en charge. Une alimentation soignée et adaptée contribue également à renforcer la musculature et à préserver la santé du chien.
Face à ces fragilités nocturnes, chaque geste du quotidien compte. Un chien qui dort paisiblement, sans crainte de fuite, c’est plus qu’un simple confort : c’est la promesse d’une vie partagée en toute sérénité, jusque dans les moindres détails de la nuit.


